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Comment réussir ses études de médecine à Besançon ?

Comment réussir ses études de médecine à Besançon ?

Il fut un temps où l’entrée en médecine ressemblait à une épreuve d’endurance solitaire, ponctuée par des manuels cornés et des nuits blanches. Aujourd’hui à Besançon, le paysage a profondément changé : moins de 20 % des étudiants décrochent leur place en deuxième année du premier coup. Ce taux de sélection drastique n’est pas uniquement dû à la difficulté des contenus, mais à l’exigence d’une organisation rigoureuse, d’une anticipation stratégique et d’un accompagnement adapté dès les premières semaines de l’année universitaire.

Comprendre l'accès aux études de santé à l'Université de Franche-Comté

À Besançon, comme dans la plupart des facultés françaises, le passage en deuxième année de médecine dépend désormais du Parcours Accès Spécifique Santé (PASS) ou des Licences Accès Santé (LAS). Le PASS reste la voie majoritaire, concentrant une large part des enseignements scientifiques et médicaux dès la première année. Il permet notamment d’intégrer les filières de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie. En revanche, les LAS, proposées dans des domaines comme la biologie ou la psychologie, offrent une alternative pour ceux qui souhaitent allier une licence classique à un volet santé. Le choix entre les deux dépend du projet initial, des aptitudes scientifiques et du niveau d’engagement souhaité.

Le choix entre PASS et LAS à Besançon

Le PASS impose un volume conséquent d’enseignements en sciences fondamentales : biologie cellulaire, chimie, physique, mais aussi notions d’anatomie et de physiopathologie. En revanche, les LAS laissent plus de place à la licence d’origine, avec un volet santé minoritaire. Pour ceux qui doutent encore de leur orientation ou qui manquent de bases solides, la LAS peut être une porte d’entrée plus progressive. Cependant, la concurrence reste forte, même dans cette filière. Pour anticiper ces exigences dès le lycée, de nombreux élèves choisissent de préparer son entrée en médecine via des programmes de transition adaptés.

Les spécificités du numérus apertus local

Le nombre de places disponibles en deuxième année est fixé chaque année par l’ARS Bourgogne-Franche-Comté et l’Université de Franche-Comté (UFC), dans le cadre du numerus apertus. Ce système garantit un encadrement de qualité mais rend la sélection impitoyable. Le classement final s’appuie principalement sur les notes des examens, répartis tout au long de l’année. Dans certains cas, notamment en maïeutique ou en rééducation, des épreuves orales peuvent être ajoutées pour départager les candidats ex-aequo. Une telle pression appelle à une rigueur constante, dès la rentrée universitaire.

Comparatif des chances de réussite par filière

Comment réussir ses études de médecine à Besançon ?

Les taux d’admission varient considérablement selon les filières, même au sein de la même université. En moyenne, seul un étudiant sur cinq accède directement à la deuxième année sans accompagnement extérieur. Pourtant, certaines structures spécialisées observent des résultats bien plus encourageants. Ces écarts soulignent l’impact d’un accompagnement méthodique, d’un suivi régulier et d’une préparation ciblée. Loin de se contenter de réviser, les étudiants les plus efficaces intègrent des stratégies d’apprentissage adaptées dès les premières semaines.

Analyse des taux d'admission

Les données recueillies dans des organismes de préparation spécialisée montrent que les taux de réussite peuvent largement dépasser la moyenne nationale. Par exemple, certains établissements rapportent des taux de 62 % de "Grands Admis" en médecine, contre une moyenne générale bien inférieure. En maïeutique et odontologie, ces chiffres grimpent même à 67 %, tandis qu’en pharmacie, on observe environ 53 %. Ces écarts s’expliquent par une méthode pédagogique structurée, des supports actualisés et un suivi individualisé.

Rééducation et Pharmacie : des parcours exigeants

Les filières de rééducation (kinésithérapie, orthophonie, etc.) et de pharmacie ne sont pas en reste. Même si elles semblent parfois moins médiatisées, elles exigent un travail constant et une gestion du stress bien rodée. Dans les structures de soutien, les taux d’intégration en deuxième année oscillent entre 45 % et 55 %. Ces chiffres montrent que la réussite ne dépend pas seulement du choix de la filière, mais de l’engagement personnel et de la qualité de la préparation.

Le poids des épreuves orales

Contrairement aux idées reçues, le concours ne se limite pas aux notes écrites. Dans plusieurs filières, notamment la maïeutique ou certaines admissions en rééducation, les oraux jouent un rôle décisif. Pour les étudiants en situation de classement limite, ces épreuves peuvent faire la différence. Or, elles évaluent des compétences souvent sous-estimées : communication, sens éthique, capacité à gérer une situation complexe. Préparer uniquement le contenu académique, c’est courir le risque de loupé sur un terrain pourtant tout aussi important.

🔹 Voie d'accès📚 Volume santé🔬 Matières clés🎓 Licences mineures🎯 Profil conseillé
PASS70-80 %Biologie, Chimie, PhysiologieSciences humaines (option)Scientifique confirmé, bon gestionnaire de temps
LAS Biologie30-40 %Biologie moléculaire, ÉcologieBiologie, Chimie, Sciences de la VieCurieux scientifique, besoin de sécurité académique
LAS Psychologie30-40 %Neurosciences, PsychopathologiePsychologie, SociologieProfil humain, intéresse par les sciences comportementales

L'organisation du travail : la clé du succès en PACES/PASS

Derrière chaque étudiant admis se cache une organisation millimétrée. La différence entre la réussite et l’échec ne tient pas toujours à l’intelligence, mais à la régularité, à la gestion du temps et à la capacité à éviter l’épuisement. À Besançon, les cours ont lieu principalement sur le campus des Hauts-du-Chazal, un site moderne mais excentré, ce qui rend la planification des journées essentielle. Beaucoup d’étudiants adoptent un rythme de 10 à 12 heures de travail par jour, y compris les week-ends, surtout en période de partiels.

Maîtriser le rythme de l'UFR Sciences de la Santé

Une journée type alterne cours magistraux, travaux dirigés et longues heures de révision. L’enjeu ? Ne pas accumuler de retard. Dès la première semaine, le rythme est soutenu. À cela s’ajoutent les colles hebdomadaires, véritables simulations d’examens qui permettent de mesurer ses progrès. Ce format exige une bonne hygiène de vie : sommeil suffisant, alimentation équilibrée, moments de déconnexion. Rester en bonne santé mentale et physique, c’est préserver sa capacité de travail sur la durée.

L'usage des ressources pédagogiques

Les étudiants les plus performants ne se contentent pas du syllabus officiel. Ils intègrent des fiches de synthèse, des QCM d’entraînement et des vidéos explicatives pour mieux assimiler les notions complexes. L’utilisation de supports actualisés est cruciale : certaines informations deviennent obsolètes rapidement, et perdre du temps sur des concepts dépassés peut coûter cher. Les organismes de préparation mettent souvent à disposition des contenus remis à jour chaque année.

Le suivi individualisé et le parrainage

Travailler seul, c’est prendre le risque de dériver sans s’en rendre compte. Le suivi pédagogique par des professeurs spécialisés ou des tuteurs expérimentés permet de corriger rapidement les erreurs de méthode. Certains étudiants bénéficient même d’un système de parrainage, où un senior les accompagne dans leurs choix stratégiques. Cette proximité humaine, souvent négligée, peut faire toute la différence en période de doute.

Se loger et étudier aux Hauts-du-Chazal

Le choix du logement à Besançon n’est pas anodin. S’installer à proximité du campus des Hauts-du-Chazal, où sont regroupés les amphithéâtres et les salles de TP, permet de gagner un temps précieux. À vue de nez, économiser 30 minutes par jour en trajet, c’est l’équivalent de 20 heures de révision par mois. Le quartier offre plusieurs résidences étudiantes, des colocations et des studios, adaptés à différents budgets. Certains optent même pour des logements situés à l’intérieur même du campus universitaire.

Trouver un cadre de vie propice

Un cadre calme et fonctionnel est un atout majeur. Les étudiants qui réussissent insistent souvent sur l’importance d’un espace de travail dédié, sans distractions. La Bibliothèque Universitaire Santé (BU Santé), située sur le site, est un lieu prisé pour ses espaces silencieux, ses postes informatiques et ses fonds documentaires spécialisés. Travailler dans un environnement studieux, entouré d’autres étudiants motivés, crée une dynamique positive.

Les infrastructures de l'Université de Besançon

Outre les amphis, les étudiants ont accès à des salles de travaux pratiques modernes, équipées de matériel récent. La proximité du CHU Jean Minjoz est également un atout stratégique : elle permet une immersion progressive dans le milieu hospitalier dès le deuxième cycle. Cette continuité entre enseignement théorique et pratique est un levier important pour la compréhension des enjeux cliniques.

La gestion du budget étudiant

Le coût de la première année inclut les frais d’inscription à l’UFC (environ 180 €), les manuels, les abonnements numériques et, éventuellement, une formation complémentaire. Certains organismes proposent des options de paiement échelonné, ce qui facilite l’accès pour les familles. Il est donc possible d’adapter son accompagnement à ses moyens, sans sacrifier la qualité du soutien.

L'après-concours : l'internat et la spécialisation

Réussir le concours de fin de première année n’est que le premier pas. Les deux années suivantes, appelées DFGSM2 et DFGSM3 (Diplôme de Formation Générale en Sciences Médicales), restent exigeantes. La charge de travail demeure élevée, mais l’enseignement devient progressivement plus clinique. Les étudiants commencent à effectuer leurs premiers stages en milieu hospitalier, notamment au CHU de Besançon, ce qui leur permet de mieux appréhender la réalité du métier.

Le parcours vers l'externat

Ces années préparent directement aux Épreuves Dématérialisées Nationales (EDN), qui ont remplacé les anciens ECNi. Ces examens nationaux, passés en fin de troisième cycle, déterminent le classement final des étudiants. Ce classement dicte à la fois le choix de la spécialité (médecine générale ou spécialisée) et la ville d’affectation pour les années suivantes. Préparer ces épreuves nécessite une stratégie sur plusieurs années, pas seulement une année de révision intensive.

Se préparer aux EDN

Contrairement au concours de première année, les EDN évaluent des compétences cliniques, diagnostiques et décisionnelles. La mémorisation pure ne suffit plus : il faut savoir interpréter des cas concrets, gérer des urgences simulées, rédiger des comptes rendus. C’est pourquoi certains étudiants intègrent très tôt des stages de simulation ou des groupes de travail centrés sur la clinique.

Les piliers d'une préparation méthodique

  • Régularité : viser 10 heures de travail par jour, en alternant matières et formats
  • Entraînement hebdomadaire : s’astreindre à des colles ou QCM sous conditions réelles
  • Sommeil respecté : dormir 7 à 8 heures par nuit pour consolider la mémoire
  • Alimentation saine : éviter les excès de caféine et les repas vite avalés
  • Supports structurés : privilégier des fiches claires, des vidéos et des QCM corrigés

L'importance des stages de pré-rentrée

Prendre deux à trois semaines d’avance en août peut faire toute la différence. Ces stages permettent de se familiariser avec le vocabulaire médical, de revoir les bases scientifiques et d’adapter son rythme avant le rush de septembre. C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres étudiants et de briser l’isolement qui guette souvent les nouveaux arrivants.

L'anticipation dès la classe de Terminale

Les bases se posent bien avant l’université. Les élèves qui choisissent des spécialités scientifiques (biologie, physique, mathématiques) ont un net avantage. Certains suivent même des programmes de Terminale Santé, qui allient le programme scolaire à des initiations au monde médical. Cela renforce le dossier Parcoursup et sécurise les premières semaines de PASS.

Travailler en groupe ou en solo ?

Cela dépend du profil. Certains progressent mieux seuls, dans le calme de leur chambre. D’autres ont besoin de l’émulation d’un groupe d’étude ou d’un cadre structuré comme celui d’un organisme de préparation. Ce dernier offre non seulement des supports, mais aussi un environnement motivant, où l’on ne se sent pas seul dans l’effort.

V
Victoire
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